ancre_colonne_principal_title

Activer 'Shockwave Flash Object' dans votre navigateur
  ou Télécharger le composant Go
  • Imprimer
  • RSS (Rich Site Summary)

essante-col2

séparateur

Contactez-nous

séparateur

Restez informé

Inscrivez-vous à la lettre d’information

séparateur

Étiquettes, mode d’emploi

Anne-Sophie Prévost - Mise à jour : 24/07/2008 retour

Véritables cartes d’identité des aliments, les étiquettes méritent toute notre attention. Rappels utiles…

Quelles sont les mentions obligatoires ?

Outre la liste des ingrédients, tous les produits alimentaires doivent mentionner leur dénomination (nom, nature et traitement), la date de péremption, le poids, la présence d’OGM, le numéro de lot et le nom du fabricant (utiles en cas de réclamation), et éventuellement les conditions particulières de conservation et le mode d’emploi. Le producteur est libre d’ajouter des informations complémentaires à condition qu’elles n’induisent pas le consommateur en erreur.

DLC ou DLUO, quelle est la différence ?

La date limite de consommation (« À consommer jusqu’au… ») s’applique à tous les produits frais rapidement périssables : charcuteries, viandes, produits laitiers et œufs. Au-delà de cette DLC, les produits ne doivent pas être consommés (il y a un risque d’intoxication alimentaire), et encore moins vendus. La date limite d’utilisation optimale (« À consommer de préférence avant… ») concerne les denrées se conservant plus longtemps : céréales, thé, épices… Au-delà de cette DLUO, le produit n’est pas dangereux et peut être maintenu à la vente. Mais ses qualités (goût, texture, valeur nutritionnelle…) peuvent s’altérer. Bon à savoir : seuls les produits secs peuvent être consommés jusqu’à cette date une fois l’emballage ouvert, les produits frais devant l’être rapidement après ouverture, quelle que soit leur DLC.

Qu’indique la marque de salubrité ?

SLa marque de salubrité informe sur le pays d’origine (« F » pour la France), le département, la commune, l’établissement… Obligatoire pour les produits ’origine animale (viandes, charcuteries, lait, œufs, poissons et crustacés), elle prouve un contrôle des services vétérinaires du ministère de l’Agriculture et de la Pêche.

À quoi servent les additifs ?

Colorants, édulcorants, conservateurs, émulsifiants, exhausteurs de goût, poudre à lever… les additifs sont des substances ajoutées en petites quantités pour préserver ou améliorer les caractéristiques du produit. Ils sont mentionnés en toutes lettres ou par la lettre « E » suivie de trois ou quatre chiffres. Cette classification indique que l’additif a passé des tests d’innocuité et que son utilisation est approuvée dans l’ensemble de l’Union européenne.

Quelle est la règle en matière d’allergènes ?

La loi impose de signaler dans la liste des ingrédients la présence des allergènes suivants : gluten, crustacés, œufs, poissons, arachide, soja, lait (y compris le lactose), fruits à coque (noisettes, noix…), sésame, anhydre sulfureux et sulfites, céleri et moutarde. Cette règle ne concerne que les ingrédients introduits volontairement par le fabricant. La présence fortuite d’allergènes est signalée en général par les mentions : « Peut contenir des traces de... » ou « Susceptible de contenir... ».

Et pour les OGM ?

L’étiquetage est obligatoire pour les produits dont la teneur en OGM est supérieure à 0,9 %. La mention « Génétiquement modifié » doit figurer dans la liste des ingrédients.

Que signifie AJR ?

Les Apports journaliers recommandés (AJR) apparaissent sur l’étiquetage nutritionnel de certains produits. Les besoins en nutriments et en vitamines varient d’une personne à l’autre selon le poids, l’âge, le sexe, l’activité physique…, des différences que ces recommandations ne prennent pas en compte. Cependant, un individu dont les apports quotidiens correspondent aux valeurs moyennes proposées a peu de risque de ne pas couvrir ses besoins nutritionnels. L’objectif est essentiellement de donner des repères.

Quelles sont les allégations autorisées ?

Depuis janvier 2008, sont réglementés trois types d’allégations : les allégations nutritionnelles, où les valeurs énergétiques ou les teneurs en nutriments sont signalées par des mentions de type « Source de », « Riche en », « À teneur réduite en »… ; les allégations de santé prouvées et compréhensibles par le consommateur, du type « Le calcium peut renforcer les os » ; les allégations relatives à la réduction d’un risque de maladie, comme « Les phytostérols peuvent réduire le taux de cholestérol sanguin ».

sources de l'article

« Comment lire une étiquette »
Direction générale santé et protection des consommateurs, Commission européenne, février 2008.

Cécile Rauzy
Chef de projets qualité et nutrition à l’Association nationale des industries alimentaires (ANIA).

Conseil européen de l’information sur l’alimentation

Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes